10.06.2008

A lire sous la table

Paru aux Editions Amsterdam le 24 mai 2008 :

Eve Kosofsky Sedgwick

EPISTEMOLOGIE DU PLACARD

Traduit et préfacé par Maxime Cervulle

Lorsqu'il fut publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1990, Epistémologie du placard devint immédiatement un classique qui, aux côtés des travaux de Judith Butler et Teresa de Lauretis, posa les termes de la "théorie queer". A mi-chemin entre les études féministes et les gay and lesbian studies, Eve Kosofsky Sedgwick déconstruit la sexualité comme Butler le genre. Dans cet ouvrage de référence, elle affirme que l'ensemble de la culture occidentale moderne s'articule autour de l'opposition homo/hétérosexuel et que celle-ci affecte les binarismes qui structurent l'épistémologie contemporaine, de savoir/ignorance à privé/public en passant par santé/maladie.

S'appuyant sur de nombreux textes datant de la fin du XIXème et du début du XXème siècles (Wilde, Proust, Nietzsche, Melville et James), l'auteur traque l'émergence des nouveaux discours institutionnels médicaux, juridiques, littéraires et psychologiques qui produiront en miroir les figures de "l'homosexuel" et de "l'hétérosexuel", au détriment des multiples différences au coeur des sexualités.

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Eve Kosofsky Sedgwick est professeur émérite à l'université de New York. Elle est notamment l'auteur de Between Men: English Litterature and Male Homosocial Desire (1985), Tendencies (1993) et Touching Feeling: Affect, Pedagogy, Performativity (2003).

Débat à Paris

Le 12 juin à 19h30 à la Chapelle des Récollets
148, rue du Faubourg Saint-Martin
75010 - Paris (M° Gare de l’Est)

Grande conversation-réflexion sur la situation de l’art et de la culture en France et l’avenir du service public de la culture dans notre pays.
En compagnie des collaborateurs et intervenants de la revue Cassandre/Horschamp, de leurs amis, des Ours, et de tous ceux qui sont proche de notre engagement dans le combat culturel et souhaitent en parler pour trouver ensemble des modalités d’action.

09.06.2008

Quelle place pour les cultural studies en France ?

Samedi 14 juin / 19h30-21h (Forum Vive la culture ! au théâtre des Amandiers, Nanterre)

Quelle place pour les cultural studies en France ?

InvitéEs : Marie-Hélène Bourcier, solciologue, université de Lille III / Richard Klein, Cornell University
 
 
Entre accueil pour le moins tardif et backlash disciplinaire (eh oui déjà !) les dites études culturelles assurent une présence sporadique et fragile de perce neiges dans le lac universitaire français resté scotché au quaternaire... Le problème, c’est que lorsqu’on y a gouté, qu’il s’agisse des médias studies ou des gender studies, des black studies ou des post-colonial studies, des porn studies ou des queers studies, on ne peut plus s’en passer. C’est que le potentiel politique  et personnel des approches développées par les culturalistes de Birmingham (Hall, Williams, Fiske, Mac Robbie) ou anglosaxons en général explose la conception unitaire et momifiée de la Culture avec un grand C à la française et favorise la prolifération de nouvelles approches et de subcultures libérées de la politique d’auteur surplombante, de l’esthétisme et du républicanisme excluant. Plurielles, sociologiques et politiques, transationales, il sera difficile de les déplacer comme le nuage de Tchernobyl.
 
Marie-Hélène Bourcier est sociologue et enseigne les études culturelles à l’université de Lille III ainsi qu’à Paris I et Paris 8. Ses ouvrages traitent des genres, des sexualités et des minorités en adoptant dans le fond comme la forme une approche culturaliste. Voir notamment « Qui a peur des études culturelles ? » dans Sexpolitiques, Queer Zones 2, Paris La Fabrique, 2005 et Queer Zones 1, réédité aux éditions Amsterdam en 2007. Elle vient d’ouvrir le premier séminaire de master queer à l’EHESS (FuckMyBrain) en partenariat avec le Palais de Tokyo et se tue actuellement à la tâche pour organiser le premier Festival International de Films Pornos qui aura lieu du 3 au 6 juillet 2008 au cinéma Action Christine à Paris.

 

 

Accès Théâtre Nanterre-Amandiers

7 avenue Pablo Picasso - 92022 Nanterre cedex - standard 01 46 14 70 70
 
Par le RER : ligne A, arrêt Nanterre-Préfecture - Navettes au départ de la gare RER pour se rendre au théâtre toutes les 15 mn
A pied : depuis le RER Nanterre-Préfecture : par le parc, itinéraire flêché / 10 mn
En voiture :  1/ accès par la RN 13, place de la place de la Boule, puis itinéraire fléché
                   2/ accès par la A 86, direction la Défense, sortie Nanterre Centre, puis itinéraire fléché
                   3/ depuis Paris porte Maillot, prendre l’avenue Charles de Gaulle jusqu’au pont de Neuilly, après le pont, prendre à droite le bd circulaire direction Nanterre, suivre Nanterre Centre, puis itinéraire fléché
Parkings   ave Pablo Picasso (sauf samedi matin) ou ave Jules Quentin près du RER

08.06.2008

T.A. Summer Camp 2008

Après les Cévennes (été 2004), Wahagnies (été 2005), Préfailles (été 2007), et Lille (printemps 2008), la prochaine Université d'été de Tausend Augen se déroulera à MARSEILLE les 5 et 6 juillet 2008.
Il y sera notamment question de la préparation du n°33 de la revue, et du positionnement de T.A. par rapport aux nouvelles images, nouvelles technologies. Photos de la rédaction en maillot de bain à suivre...

En guise d'introduction, nous vous proposons la planche du 25 mai de BOULETCORPS :

http://www.bouletcorp.com/blog/index.php?date=20080525...

07.06.2008

Menaces sur l'action culturelle cinématographique /6

Le milieu associatif, à tous les niveaux, est donc placé face à cette alternative : soit s’attacher à démêler les fils de la novlangue technocratique, se conformer aux critères, et obtenir des financements qui seront de plus en plus soumis à une concurrence internationale (et « à la fin, il ne doit en rester qu’un ») ; soit élaborer des stratégies de résistance, et réaffirmer des principes politiques fondamentaux sans craindre de se voir taxé d’archaïsme. Une politique nationale ce serait aussi que les moyens soient donnés de porter ces valeurs partout où existent des individus et des collectifs engagés, en France et à l’étranger, en privilégiant le partenariat sur la base politique et éthique qui a engendré l’exception culturelle française, et non pas sur la base d’une conformation aux critères d’éligibilité à tel ou tel programme de la Commission européenne. Cela signifie qu’il ne faut pas vivre la situation d’exception culturelle comme un bastion à défendre, mais bien plutôt comme la base de reconquête d’un espace de citoyenneté qui se rétrécit de jour en jour. Pour ce faire, les associations culturelles elles-mêmes doivent retrouver du désir d’insoumission que l’on voit s’exprimer chez notre jeunesse métissée. Face à une idéologie libérale qui s’impose violemment dans tous les secteurs, il vient un temps où le consensus n’est plus tenable, et où le choix et le parti pris deviennent nécessaires.

06.06.2008

Menaces sur l'action culturelle cinématographique /5

Or, la plupart des associations soulignent l’impossibilité de travailler avec les multiplexes ou le secteur privé, dont les intérêts sont ailleurs. Les associations jouent un rôle essentiel dans le maintien d’un lien social et culturel de proximité avec les citoyens sur l’ensemble du territoire. Surtout, les valeurs d’éducation populaire et de laïcité, de même que les principes d’éveil à l’esprit critique, de débat démocratique et d’antiélitisme, de combat pour les libertés individuelles et collectives, défendus par ces associations sont directement menacés. Ces valeurs et ces principes ne sont pas majoritairement partagés ailleurs en Europe.