20.06.2008
Coup de colère contre Desplechins
Une fois n'est pas coutume, nous reprenons un article paru dans un journal dont l'audience dépasse de loin celle de ce modeste blog. Pourquoi le reprendre? Cet article a pu échapper à des personnes partageant le propos sur le cinéma défendu par Tausend Augen. Nous ne connaissons pas cette historienne énervée, mais son argumentation est claire et juste, et traduit un sentiment de plus en plus partagé au niveau du public, y compris le public art et essai que nous croisons au gré de nos interventions et débats.
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Il y a des colères qui demandent explication. Je suis sortie très en colère du dernier Desplechin. Pourtant, j'ai toujours apprécié son cinéma, ou plutôt je l'ai toujours suivi avec intérêt. Alors pourquoi une allergie si soudaine face à ce que de nombreux critiques, et pas des moins estimables, considèrent déjà comme son chef-d'oeuvre à ce jour ? Des arguments à charge, il y en a depuis le début : le maniérisme tarabiscoté, le débraillé ostentatoire, le symbolisme de potache... Tous travers qui, jusque-là disséminés ou intermittents, se concentrent ici pour rendre le film presque irrespirable.
La prise de risque excuserait cependant les faux pas, si l'on ne ressentait une gêne plus générale face à la "vision du monde" qui, de film en film, s'impose. Chez Desplechin, en effet, la virtuosité ou la subversion du récit n'ont guère pour enjeu de capter la diversité du monde social ni de s'interroger sur l'histoire en marche : la Famille reste bourgeoise, patriarcale, aisée ; la Femme est forcément évanescente, mystérieuse, maîtresse des relations humaines mais socialement seconde ; paumé ou dominateur, l'Homme reste maître du logos et de l'initiative sexuelle...
Tous partis pris scénaristiques qui ne me gêneraient nullement (au cinéma comme en littérature, tout est dicible d'une expérience singulière) si le cinéaste ne donnait constamment l'impression de vouloir les ériger en archétypes. Pour preuve cette ambition affichée de se situer à la croisée du conte et du mythe, des dieux grecs et de la psychanalyse, de Shakespeare et d'Andersen : une femme est une femme, une famille, une famille, et il en va ainsi depuis que le monde est monde...
Mais de même que la neige se fait rare à Noël, de même les rapports de classe et de sexe ne sont plus aujourd'hui tout à fait les mêmes que dans le roman familial où a baigné l'enfance du créateur. On sourit souvent en France du volontarisme un peu crétin avec lequel le cinéma américain impose des figures de la "différence" : une karatéka blonde, une juge noire, une avocate homosexuelle, une soldate enceinte... Il n'empêche que, même outrés et parfois invraisemblables, ces personnages sont les fascinants rejetons d'une société capable d'orchestrer une puissante révolution des représentations.
Le cinéma de Desplechin en serait un peu l'antithèse : tourné vers le passé, les grands modèles, la littérature, il affirme implicitement que rien dans les structures ne change ; ancré dans un milieu et une culture hyper typés, il les pose comme horizon indépassable. Même le physique de ses actrices respire un classicisme absolu. Quand ses collègues essaient de tâtonner vers autre chose (des rockeuses, des marginales, des filles entre elles chez Assayas ou Honoré...), il s'affirme, de film en film, comme un jeune vieillard fièrement cramponné à son système, dont la liberté formelle semble inversement proportionnelle au foncier conservatisme.
Il y a, chez lui quelque chose d'un néo-Gide ou d'un néo-Mauriac : on saccage avec fracas la belle baraque bourgeoise, sans jamais prendre le risque d'aller voir dans le jardin d'à côté, où les choses pourraient bien se passer d'une manière plus contemporaine, plus complexe. Des Arabes ou des métisses, des agriculteurs ou des cadres moyens, des bisexuels ou des refoulés, des grosses ou des androgynes ? "Pas mon affaire", semble clamer le cinéaste, qui, trop occupé à secouer le cocotier, ne voit pas qu'il s'efforce surtout d'éprouver la solidité de ses racines. Elles sont blanches, bourgeoises, mâles, hétérosexuelles et, sur le fond, assez conservatrices et misogynes.
Il y a quelques années, le critique Serge Kaganski s'en était pris au film Amélie Poulain, au prétexte qu'il ne montrait qu'un Paris blanchi et pittoresque. Pertinente, la charge était sans grand risque, car dirigée contre un film ne s'inscrivant pas dans une démarche auteuriste ambitieuse. Il n'en va pas de même de Desplechin, que son talent de réalisateur surdoué semble rendre intouchable. Pourtant, au rebours d'une certaine critique que je trouve étrangement complaisante, je ressens exactement, vis-à-vis d'Un conte de Noël, une colère de ce type : parce que ce film me semble mettre en scène un univers particulier, socialement situé et minoritaire, mais qui se donne pour central et désirable ; parce qu'il naturalise et embellit des rapports entre les êtres qui sont objectivement assez déplaisants une fois dépouillés de leur habillage glamour ; parce qu'il s'agit, précisément, d'un cinéma de "garçon" qui n'envisage la femme que comme objet de désir ou de fantasme, jamais comme sujet social autonome ; et d'un cinéma bourgeois qui croit trop au caractère universel de ses codes.
On ne peut m'empêcher de penser qu'ayant eu à arbitrer, parmi beaucoup d'autres, entre ce film et celui de Cantet, le jury cosmopolite du Festival de Cannes a fait un choix lourd de sens, qui valorise le social plutôt que l'ego, la bigarrure plutôt que le monochrome, le politique plutôt que l'intime. Non, je veux le croire, par désir de jouer "le réel" contre "l'art" (grand styliste à sa façon, Cantet n'est pas Michael Moore). Mais parce que notre monde globalisé, en mutation rapide, secoué de revendications composites, a besoin d'un cinéma qui, plutôt que de gommer par égotisme esthétisant tout rapport de domination, en révèle les nouveaux ressorts.
Emmanuelle Retaillaud-Bajac, historienne
Le Monde, 15 juin 2008
08:30 Publié dans Débats et Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conte de noel, desplechins, égotisme, famille bourgeoise, antropocentrisme, nombrilisme, petit bourgeois
18.06.2008
Djamel Comedy Club
Nous publions une note de Nelly Quemener sur le Jamel Comedy Club, quelques pistes de réflexion passionnantes pour un article en devenir...
« Ma mère est black, mon père est noir, et je suis un homme de couleur »
Performances individuelles, performances collectives de la race et du genre dans le Jamel Comedy Club
Par Nelly Quemener
Diffusée sur Canal + pendant les mois de juillet et août 2006 et 2007, produite par Kader Aoun et Jamel Debbouze, l’émission le Jamel Comedy Club propose un espace de performances humoristiques à des comédiens hommes et femmes, non- blancs et blancs. Par sa singularité thématique (les catégories raciales à travers des récits de vie urbaine ou suburbaine), sa singularité télévisuelle (la première émission de stand up, filmée public in situ), et le panel d’humoristes mis en scène, elle crée un espace d’empowerment pour les membres des groupes non-blancs en situation de domination, déplaçant les cadres de définition de la francité.
On peut distinguer trois niveaux d’analyse :
1) Le niveau des dispositifs télévisuels et scéniques, qui, en intégrant et montrant la participation active des publics aux appartenances variées (apparence vestimentaire, âge, origines géographiques et / ou ethniques), créent les conditions à l’évocation des rapports de race / classe / genre ;
2) L’échelle des différents sketchs, lieu de mises en scène d’identités hybrides et de déconstruction / resignification temporaires des catégories et des stéréotypes raciaux et de genre ;
3) L’échelle collective de l’émission, qui construit, par des mécanismes réflexifs et la médiation de Jamel Debbouze une diversité non seulement ethnique, mais aussi culturelle et sociale, atténuant et cadrant l’exacerbation des différences raciales et de genre présente dans les différents sketchs.
Les rires des publics rendus audibles et visibles à l’écran désignent les dissonances entre corporalité, discours et langage, et mettent à jour l’artificialité des catégories de race et de genre. Ces interactions orchestrées entre publics et humoristes jouent aussi tels des indices de validation ou d’invalidation des constructions identitaires proposés sur scène. Elles construisent un espace participatif non hiérarchisé, constitué des publics et des humoristes, où les singularités de chacun des participants s’agencent et créent un univers idéalisé où le renversement permanent des déséquilibres de pouvoir est assuré par un contrat implicite : celui de savoir rire des autres et de soi-même.
08:34 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nelly quemener, 32, jamel comedy club, kader aoun, jamel debbouze
16.06.2008
Assemblages terroristes. Homonationalisme en temps de Queer
Terrorist Assemblages. Homonationalism in Queer Times de Jasbir Puar (Duke University Press, 2007)
Présentation et lecture en anglais avec l'auteure, pour notre lectorat berlinois, lors de la prochaine Montag Praxis.
ATTENTION, la Montag Praxis aura lieu … mardi ! 17 juin 2008 à 20h00 Uhr, comme d’habitude à b_books, Lübbener Str.14, 10997 Berlin
In Terrorist Assemblages. Homonationalism in Queer Times, Jasbir K. Puar argues that configurations of sexuality, race, gender, nation, class, and ethnicity are realigning in relation to contemporary forces of securitization, counterterrorism, and nationalism. She examines how liberal politics incorporate certain queer subjects into the fold of the nation-state, through developments including the legal recognition inherent in the overturning of anti-sodomy laws and the proliferation of more mainstream representation. These incorporations have shifted many queers from their construction as figures of death (via the AIDS epidemic) to subjects tied to ideas of life and productivity (gay marriage and reproductive kinship). Puar contends, however, that this tenuous inclusion of some queer subjects depends on the production of populations of Orientalized terrorist bodies. Heteronormative ideologies that the U.S. nation-state has long relied on are now accompanied by homonormative ideologies that replicate narrow racial, class, gender, and national ideals. These “homonationalisms” are deployed to distinguish upright “properly hetero,” and now “properly homo,” U.S. patriots from perversely sexualized and racialized terrorist look-a-likes—especially Sikhs, Muslims, and Arabs—who are cordoned off for detention and deportation.
Puar combines transnational feminist and queer theory, Foucauldian biopolitics, Deleuzian philosophy, and technoscience criticism, and draws from an extraordinary range of sources, including governmental texts, legal decisions, films, television, ethnographic data, queer media, and activist organizing materials and manifestos. Looking at various cultural events and phenomena, she highlights troublesome links between terrorism and sexuality: in feminist and queer responses to the Abu Ghraib photographs, in the triumphal responses to the Supreme Court’s /Lawrence/ decision repealing anti-sodomy laws, in the measures Sikh Americans and South Asian diasporic queers take to avoid being profiled as terrorists, and in what Puar argues is a growing Islamophobia within global queer organizing.
08:51 Publié dans Débats et Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jasbir puar, queer, homonationalisme, b_books, abu ghraib, foucault, deleuze
13.06.2008
Cacanie : actualité du Grand Projet (Le Miracle de Vienne)
Les lecteurs de Musil ne seront peut-être pas tant surpris, mais il est une des caractéristiques de l'humour viennois qui tient à la fois du nombrilisme et d'une bonne dose d'ironie modeste.
La coupe d'Europe de football se joue actuellement en Suisse et en Autriche. L'équipe autrichienne qui, oui, a bel et bien battu l'équipe championne du monde lors d'un match amical en août 1998, est aujourd'hui classée 101ème mondial. C'est peu dire que la sélection d'office au tournoi en tant qu'hôte est une chance inespérée pour l'équipe rouge-blanc-rouge.
Le pays, comme son voisin helvétique, s'est préparé dûment et le gouvernement n'a pas ménagé ses efforts en ce sens ; tous les secteurs d'activités se sont également pris au jeu escomptant de juteuses recettes.
Ainsi, à l'instar du documentaire sur la victoire du 11 français au mondial de 1998 Les Yeux dans les bleus et du pendant allemand pour le mondial 2006 Deutschland: ein Sommermärchen (4 millions de spectateurs...), le tournage d'un documentaire accompagnant les joueurs autrichiens pendant leur préparation puis durant le tournoi, entrecoupé d'interviews de personnalités sportives, politiques, culturelles et médiatiques s'inscrivait comme production logique dans ce contexte. Sauf qu'aucune victoire, ni même de seconde place n'étant pensable pour ce 11 en manque de réalisation, la première chaîne publique a opté pour autre chose : un mockumentary diffusé en prime-time la veille de l'ouverture du tournoi et narrant l'inattendue victoire de l'équipe autrichienne ! Jouant sur l'épisode du retour historique de l'Allemagne sur la scène internationale après-guerre grâce à sa victoire à Bern en 1954 (Le Miracle de Berne), le film s'intitule simplement... Le Miracle de Vienne (Das Wunder von Wien: Wir sind Europameister).
Le film de David Schalko (50min) est visible ici en streaming de bonne qualité sur le site de l'ORF.
c'est certes en allemand non sous-titré, mais vous ferez un petit effort, c'est vraiment très très drôle et ça détent bien de connaître le vainqueur lorsque l'on regarde quand même les matchs...
21:24 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : championnat d'europe de football, em 2008, football, équipe de france, les yeux dans les bleus, deutschland ein sommermärchen, wunder von wien
12.06.2008
Noir Canada : 2ème procès-bâillon contre un de nos collaborateur
Les passages visés concernent des données émises par des sources sérieuses et crédibles, telles que les rapports des experts mandatés par le Conseil de sécurité de l'ONU, les observations de la commission d'enquête dirigée par le député congolais Christophe Lutundula ou des articles de Dominic Johnson, journaliste allemand spécialiste de l'Afrique.
Les auteurs et l'éditeur de Noir Canada ont reçu cette seconde poursuite après avoir fait paraître le livre en dépit d'une première requête en justice de la part de Barrick Gold pour 6 millions$.
Le site de l'association Ressources d'Afrique et la page de l'éditeur Ecosociété contre le procès-baillon
Face à la Banro, ils devront maintenant se défendre devant les tribunaux ontariens, selon les procédures d'un autre code de loi et dans une autre langue, malgré que les auteurs et éditeur de l'ouvrage résident au Québec.
Les auteurs et Écosociété voient en ces méthodes une façon d'empêcher la discussion publique et une nuisance pour la démocratie.
Alain Deneault
Pour le Collectif Ressources d'Afrique
Le 11 juin 2008
08:58 Publié dans Humeurs de la rédaction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : noir canada, alain deneault, banro, procès-bâillon, denis robert
11.06.2008
Mai 68 et le Cinéma à la Cinémathèque française
Nous publions ce propos de Jean-Pierre Thorn, cinéaste, à propos de l'événement organisé à la Cinémathèque française (Paris) autour de Mai 68 et le cinéma
Chers ami(e)s,
Je vous rappelle que samedi 14 juin à 15h (après la projection du film d'Alain Tanner Le pouvoir dans la rue réalisé en MAi 68) aura lieu une table-ronde intitulée par la CINEMATHEQUE FRANCAISE de façon assez surréaliste : "MAI 68 A-T-IL ETE FILMÉ?". J'ai été invité à intervenir dans ce débat aux côtés de Bruno MUEL, Alain TANNER, Andre S.LABARTHE & Marcel OPHULS (table-ronde animée par Jean-François RAUGER et Serge TOUBIANA).
J'avoue avoir été quelque peu sidéré par cette programmation de la Cinémathèque qui occulte la grande majorité des films réalisés au coeur de 68 aux côtés des étudiants, ouvriers et paysans notamment par ARC (Ateliers de Recherches Cinématographiques) & la "commission production" des ETATS GENERAUX DU CINEMA (qui rassembla alors - faut-il le rappeler - l'ensemble de la profession en "grève active" qui mit en commun caméras, pellicules, labos et savoir-faire pour réaliser une vingtaine de films documentaires passionnants). On peut même lire dans le programme des contre-vérités assez troublantes : "Mai 68 a-t-il fait l'objet d'un traitement cinématographique digne de ce nom ?!!!" Et la table-ronde du 14 juin s'intitule: "MAI 68 A-T-IL ETE FILMÉ ? Question lancinante à laquelle on a souvent répondu par la négative, les cinéastes en premier lieu ?!! En 68 de toutes façon, on aurait davantage débattu que tourné au nom des priorités et des urgences ?!!!! (...) et plus loin "le film tourné-perdu de Philippe Garrel (...) symptome même d'un rendez-vous raté !!!" etc... etc... Les films réalisés en 68 par les ETATS GENERAUX DU CINEMA et par ARC, tels Berlin 68, Sigrid, Joli mois de Mai, Nantes Sud Aviation, Le Droit à la Parole, Le Cheminot, Citroën Nanterre, Comité d'Action 13°, Ecoute Joseph nous sommes tous solidaires, L'ordre règne à Simcaville, les CINE-TRACTS, etc..etc...) sont aujourd'hui "oubliés" dans la plupart des commémorations médiatiques alors qu'ils constituent une page importante de l'engagement des cinéastes dans un mouvement social contre les régles dominantes de l'industrie et pour inventer d'autres écritures, d'autres relations plus égalitaires avec leurs publics. Cette vingtaine des documentaire réalisés en 68, regroupés avec ceux réalisés dans la décennie suivante sous l'onde de choc de 68, donneront lieu à une réédition de plusieurs coffrets DVD à partir de Septembre 2008 par les Editions MONTPARNASSE (directeur de collection Patrick LEBOUTTE).
Je rappelle que, si des films sur Mai 68 (de fiction ou de montages) remarquables ont été réalisés après-coup et jusqu'à nos jours, le geste cinématographique originel d'une profession (près d'une centaine de jeunes cinéastes & techniciens engagés dans ces films) constitue une page importante de l'histoire du cinéma français et marque les débuts d'une pratique de la création documentaire, particulièrement riche dans les années qui suivirent jusqu'à aujourd'hui. Quand on revoit ces films, avec du recul, on se rend compte qu'ils sont bien plus passionnants, ouverts, chaleureux, drôles, poignants, tendres... que l'image caricaturale qu'on voudrait leur donner à priori et qu'ils sont à l'origine d'une école du documentaire de création, particulièrement riche, dans le cinéma français (& aujourd'hui menacée par les télévisions). Que l'on aime ou pas ces films, ils existent et demandent à être réévalués avec la distance critique nécessaire; Et surtout que ne soit pas rompu leur transmission auprès d'un jeune public avide de revisiter cette histoire. Je vous convie donc à venir le 14 Juin, si vous le pouvez, pour faire entendre vos voix (si c'est possible ?) et rétablir les faits.
"Pour liquider les peuples, on commence toujours par leur enlever la mémoire. On détruit leurs livres, leur culture, leur histoire. Et quelqu'un d'autre leur écrit d'autres livres, leur donne une autre culture et leur invente une autre histoire. Ensuite le peuple recommence lentement à oublier ce qu'il est et ce qu'il était. Le monde autour de lui l'oublie encore plus vite" (Milan Kundera: Le livre du rire et de l'oubli")
15:23 Publié dans Débats et Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thorn, toubiana, cinémathèque française, arc, états générau du cinéma, mai 68 a-t-il été filmé ?
