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Gilles Deleuze

  • Quelle écriture pour l'Histoire du Cinéma? /3

    L’historien de cinéma d’aujourd’hui est confronté à l’évolution de son statut. Il s’agit le plus souvent d’un universitaire, qui s’inscrit donc dans une logique disciplinaire peu encline à admettre les approximations, le raisonnement intuitif, ou analogique (qui prévaut encore chez les critiques). A partir des années 60, le cinéma devient un objet d’étude primordial en même temps que légitime pour les plus grands intellectuels (Foucault, Barthes, Morin, Deleuze, …).

    5e58b23c0b4339312a2c1663ddf38f23.jpg

    ce5d1ddfd6d5631aa0308ae09391f52e.jpgLe développement d’institutions publiques insistant sur la dimension patrimoniale du cinéma à travers des politiques conjointes de conservation et de diffusion du film (cinémathèque, ciné-clubs, festivals) légitime définitivement le cinéma comme « art » et comme « pratique culturelle » majeure. L’accès au film s’améliore, en même temps que la production augmente. La circulation internationale des films grandit, de nouvelles aires géographiques sont « découvertes » en occident, grâce au travail des revues, des festivals, et des cinémathèques. C’est aussi à partir des années 60 que des disciplines se développent à l’Université : sociologie, anthropologie, économie sociale et politique, … La sémiotique, la psychanalyse, ... deviennent des outils d’analyse du film.