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  • Lettre de Cannes/1

    Le Festival de Cannes 61ème édition, on se demande quand ça finira. Cette année encore, des films inutiles et chiants en pagaille, Danny Brillant se dandinant sur la Croisette entouré de call-girls, un Art Show relégué au fin fond du Majestic avec entrée VIP (du coup les exposants se plaignent : ils n'ont rien vendu), des files d'attente sous la pluie parce que personne dans l'organisation n'a pensé à protéger les trottoirs, plein de yachts dans la baie qui relâchent pipi et caca pendant que se baignent les gens le long de la plage (les riches emmerdent les pauvres), etc.
    Remise du Carrosse d'Or à la Quinzaine des réalisateurs dans cette salle rebaptisée du Palais Stéphanie, ex-Noga Hilton, glissement suggestif du chic au kitsch, avec un président de la SRF nommé Klapisch qui remet sous les applaudissements son prix à un Jim Jarmush gêné aux entournures. Standing ovation on ne sait même plus pourquoi, avec des mots du bon élève de la classe le sélectionneur pépère Olivier qui chante l'esprit contestataire de la Quinzaine (ah bon). On s'attend donc à ce que Klapisch se positionne, lui qui préside la SRF, une des structures en pointe dans le Collectif National de l'Action Culturelle Cinématographique (BLACC). En effet, ce collectif a récemment pris certaines positions peu médiatisées contre la politique gouvernementale de démantèlement du financement public de la Culture (lire par ailleurs sur ce Blog), et pourtant Klapisch fait plouf et ne dit rien de tout cela. L'heure est aux sourires et aux applaudissements, et on se dit que Sevran, mort il y a peu, a laissé un bel héritage.
    Suit la projection de Tony Manero, un film chilien dont on attendait quelque chose à la lecture du résumé et dont il ne restera rien. Si ce film a été sélectionné, on se demande bien ce qui a été écarté.
    La Quinzaine, née de 68 est morte depuis longtemps. On ne sait même pas pourquoi on applaudit. Pour dire combien on est heureux d'avoir pu entrer après s'être fait traiter comme de la merde par des vigiles chiens-de-garde?
    La famille du cinéma est réunie, elle pue du cul, mais se lave bien les dents.