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gender studies

  • T.A. revue pionnière des cultural et gender studies en France ?

     

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    (Extrait d'un article paru dans le n°225 de la revue Diogène)aaaaDIO_225_L148.jpg

     

    "Parmi les publications sur le cinéma qu'on peut rattacher en France aux approches gender, il faut d'abord signaler les travaux pionniers de la revue Tausend Augen, créée par d'ancien-ne-s étudiant-e-s de Noël Burch à l'Université de Lille 3. Depuis 1995, ils/elles ont traduit des textes de référence anglophones (Catherine Driscoll, Dennis Bingham, Christine Holmlund, Robin Wood, John Hess) mais surtout produit des analyses inspirées par les approches gender sur une grande diversité de thèmes, de films, d'acteurs et de cinéastes!: Clint Eastwood, David Lean, les super-héros et super-héroïnes du cinéma hollywoodien contemporain, Joe Dante, Takashi Miike, Manuel de Oliveira, David Lynch, Woody Allen, l'orientalisme au cinéma (avec Lawrence d'Arabie), Peter Watkins, André Téchiné, Luc Moullet, James Stewart, la figure du monstre dans le cinéma d'horreur, La Chienne de Renoir, Pola X de Carax, Eyes Wide Shut de Kubrick, Fight Club... Depuis plus de dix ans, avec une périodicité irrégulière inévitable dans une entreprise quasi militante (les rédacteurs font en même temps un travail d'animation culturelle bénévole dans la région lilloise), Tausend Augen témoigne de la productivité des approches gender pour explorer aussi bien les genres les plus commerciaux d'Hollywood que le cinéma d'auteur le plus élitiste. Il ne s'agit pas d'approches essentialistes mais au contraire de travaux qui prennent toujours en compte le contexte socioculturel de production et de réception."

  • Rencontre à Paris avec Noël Burch et Geneviève Sellier

     

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    Rencontre avec Noël Burch et Geneviève Sellier à l'occasion de la sortie de leur livre Le cinéma au prisme des rapports sociaux de sexe

    Rendez-vous le vendredi 8 janvier 2010 à la librairie Violette and Co, à 19h, Métro Charonne ou Faidherbe-Chaligny.

     

    Présentation de l'éditeur:

    Le cinéma participe à la construction des normes sexuées – il fabrique le genre. En France, cependant, l’étude des films en fonction des représentations qu’ils offrent des rapports sociaux de sexe est mal comprise et mal acceptée. On lui préfère l’approche cinéphilique « auteuriste ». Or les films sont des productions culturelles, par définition ambivalentes, non des discours univoques qu’on pourrait analyser à partir des intentions de l’auteur-e. Le sens ne préexiste pas aux pratiques sociales qui font exister les films. Pour le montrer, et pour analyser les représentations filmiques en tant qu’elles légitiment souvent la domination masculine, ce livre s’attache à des objets « communs » comme le cinéma de genre, les magazines populaires ou les stars.

     

    Noël Burch est professeur émérite de l’Université de Lille 3 et réalisateur. Geneviève Sellier est professeure à l’Université de Caen. Ils sont co-auteurs également de La drôle de guerre des sexes du cinéma français (1930-1956)(Armand Colin), préfacé par Michelle Perrot


    Noël Burch et Geneviève Sellier, Le cinéma au prisme des rapports sociaux de sexe

    Vrin, « Philosophie et cinéma ». 128 p., 11 × 18 cm. ISBN : 978-2-7116-2222-1

     

     

  • Quelle écriture pour l'Histoire du Cinéma? /10

    Sur le plan méthodologique, il manque en France une assimilation des apports des Cultural Studies, Star Studies et Gender Studies, développées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis depuis quarante ans (sans compter les pays nordiques, ou l’Allemagne) qui ont engendré dans différents domaines disciplinaires mais aussi dans les études de cinéma une manière novatrice d’envisager la recherche. Ces méthodes permettent par exemple de répondre de manière convaincante au constat fait par Brunetta à propos des oppositions dispersion/interdépendance, et centralisation/polycentrisme. e816c7162b56dd480ec8b8b2dd2ad15e.jpg
    Les Cultural Studies peuvent se définir ainsi : « Il s’agit de considérer la culture au sens large, anthropologique, de basculer d’une réflexion centrée sur le lien culture-nation à une approche de la culture des groupes sociaux. Si elle demeure fixée sur une dimension politique, la question centrale est alors de comprendre en quoi la culture d’un groupe, et d’abord celle des classes populaires, fonctionne comme contestation de l’ordre social ou à l’inverse comme mode d’adhésion aux rapports de pouvoir. »
    Cette approche intéresse l’historien de cinéma à plusieurs titres. Dans la continuité des « spécialisations » engendrées par les Annales (histoire culturelle, histoire des mentalités), les Cultural Studies permettent d’intégrer la notion de groupe social dans l’analyse du rapport au cinéma, art populaire par excellence. L’histoire du cinéma est indissociable de l’histoire des groupes sociaux qui pratiquent le cinéma. Par exemple, le nombre et le succès de certaines productions de Luc Besson (Le Baiser mortel du dragon de Chris Nahon, 2001), Yamakasi (Ariel Zeitoun, 2000), Taxi (Gérard Pirès, 1998), est indissociable du développement des multiplexes dans les zones de périphérie urbaine fréquentées par un public jeune et populaire en même temps que du renforcement et de la légitimation de l’identité liée à l’appartenance à une « banlieue ». Cette approche aide à penser le fait culturel et artistique dans sa complexité, à l’instar des Star Studies et des Gender Studies qui s’inscrivent dans l’héritage conceptuel et méthodologique des Cultural Studies.

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