10.06.2009
Le Tausend Augen numéro 32 vient de paraître !
Le numéro 32 de la revue Tausend Augen vient de paraître et est disponible dans toutes les librairies qui ont votre confiance.
Si d'aventure, une librairie souhaitait gagner votre confiance sans disposer encore du dernier numéro de Tausend Augen, il suffit de lui réclamer en précisant que le diffuseur en est Difpop.
NOTRE SITE tausendaugen.com EST EN RÉNOVATION, mais vous pouvez toujours accéder à la page Editions, aux pages consacrées aux numéros 30, au Hors-série #3, au numéro 29 et aux archives (#7-23)
Pour le numéro 32, nous vous proposons, un Bon de commande et même d’abonnement.
17x26cm, 128 pages, couverture couleur, intérieur NB, € 9,-
Mais voici déjà le sommaire (avec des extraits) :
- Editorial
- Introduction au dossier coordonné par Mehdi Derfoufi et Jean-Marc Génuite. A la Recherche du Point G. L’identité de Gauche au cinéma. Par Jean-Marc Génuite
- La République lave plus Blanc. Indigènes, aux sources de l’identité nationale ? Par Mehdi Derfoufi
- « Ma mère est black, mon père est noir et je suis un homme de couleur. » Performances individuelles, performances collectives de la race dans le Jamel Comedy Club. Par Nelly Quemener
- « Comment tirer parti de la culture du pouvoir acquise à travers le SM ? » Entretien avec Marie-Hélène Bourcier. Par Mehdi Derfoufi et Jean-Marc Génuite
- Expression de la race et de la classe dans une analyse « postcoloniale ». L’exemple de Paris Couleurs. Par Justine Ylargnin Bazie
- « Si vous êtes tellement révolutionnaires, anti-establishment et tout, vous devriez être capables d’accepter l’idée qu’on puisse être homosexuel, bisexuel et même transgenre. » Entretien avec Bruce LaBruce et Jürgen Brüning. Par Pierre-Emmanuel Finzi
- L’Ecole, point aveugle de l’universalisme républicain : Être et avoir et L’Esquive, deux films rassurants. Par Geneviève Sellier
- « Je me demande pourquoi les hommes sont si passifs par rapport à leur virilité ! » Entretien avec Virginie Despentes. Par Céline Robinet
- « Rendre des fragments de monde lisibles ». Entretien avec Claire Fontaine. Par Pierre-Emmanuel Finzi
- Massacre dans une forêt de symboles. A propos de Katyn d’Anrzej Wajda. Par Boris Faure
- Nos meilleures années communistes. Les camarades de François Luciani (2007). Par Arnaud Devillard
- « Il ne peut y avoir de renouvellement si on ne sort pas du « ghetto artistique » pour replonger au cœur même de la matrice sociale ». Entretien avec la revue Cassandre (Nicolas Roméas et Valérie Saint-Do). Par Mehdi Derfoufi et Jean-Marc Génuite
- (…) puisqu’il faut bien l’appeler par son nom. (A partir de lls ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés). Par Sébastien Hoët
- D’une certaine tendance de la critique cinématographique française. Par Vincent Joos
- « La fin de l’utopie ? » ou le devenir contractuel des espaces collectifs. Par Séverine Steenhuyse
- Cinéma et idéologie. Panorama de la critique marxiste en France. Par Régis Dubois
- Pute ou jaguar chez Vollmann. Par Alban Lefranc
- L’Obersturmführer sans ombre. Black Book de Paul Verhoeven. Par Arnaud Devillard
18:13 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tausend augen, marie-hélène bourcier, bruce labruce, jürgen brüning, claire fontaine, virginie despentes, indigènes, homi bhabha, post-colonial studies, jamel debbouze, jamel comedy club, katyn
18.06.2008
Djamel Comedy Club
Nous publions une note de Nelly Quemener sur le Jamel Comedy Club, quelques pistes de réflexion passionnantes pour un article en devenir...
« Ma mère est black, mon père est noir, et je suis un homme de couleur »
Performances individuelles, performances collectives de la race et du genre dans le Jamel Comedy Club
Par Nelly Quemener
Diffusée sur Canal + pendant les mois de juillet et août 2006 et 2007, produite par Kader Aoun et Jamel Debbouze, l’émission le Jamel Comedy Club propose un espace de performances humoristiques à des comédiens hommes et femmes, non- blancs et blancs. Par sa singularité thématique (les catégories raciales à travers des récits de vie urbaine ou suburbaine), sa singularité télévisuelle (la première émission de stand up, filmée public in situ), et le panel d’humoristes mis en scène, elle crée un espace d’empowerment pour les membres des groupes non-blancs en situation de domination, déplaçant les cadres de définition de la francité.
On peut distinguer trois niveaux d’analyse :
1) Le niveau des dispositifs télévisuels et scéniques, qui, en intégrant et montrant la participation active des publics aux appartenances variées (apparence vestimentaire, âge, origines géographiques et / ou ethniques), créent les conditions à l’évocation des rapports de race / classe / genre ;
2) L’échelle des différents sketchs, lieu de mises en scène d’identités hybrides et de déconstruction / resignification temporaires des catégories et des stéréotypes raciaux et de genre ;
3) L’échelle collective de l’émission, qui construit, par des mécanismes réflexifs et la médiation de Jamel Debbouze une diversité non seulement ethnique, mais aussi culturelle et sociale, atténuant et cadrant l’exacerbation des différences raciales et de genre présente dans les différents sketchs.
Les rires des publics rendus audibles et visibles à l’écran désignent les dissonances entre corporalité, discours et langage, et mettent à jour l’artificialité des catégories de race et de genre. Ces interactions orchestrées entre publics et humoristes jouent aussi tels des indices de validation ou d’invalidation des constructions identitaires proposés sur scène. Elles construisent un espace participatif non hiérarchisé, constitué des publics et des humoristes, où les singularités de chacun des participants s’agencent et créent un univers idéalisé où le renversement permanent des déséquilibres de pouvoir est assuré par un contrat implicite : celui de savoir rire des autres et de soi-même.
08:34 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nelly quemener, 32, jamel comedy club, kader aoun, jamel debbouze

