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l'esquive

  • L'Ecole, point aveugle de l'universalisme républicain

    Etre et avoir et L’Esquive, deux films rassurants

     

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    "François Dubet, sociologue de l’institution scolaire, déclarait le 23 janvier 2007, dans un article publié dans la rubrique « Débats » du journal Le Monde : « L’absentéisme et le faible intérêt des élèves doivent nous alerter sur l’inadaptation d’un modèle idéalisé, celui de ‘l’école républicaine’. Gare aux illusions passéistes »

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    La réception en France de deux films récents témoigne à des niveaux divers de ces illusions passéistes et de la fascination persistante des couches cultivées françaises pour le modèle idéalisé de l’école républicaine. Ces deux films par ailleurs très différents ont en commun d’avoir recueilli un succès critique et public exceptionnel, compte tenu de leur format : d’une part, Etre et avoir, sorti en 2002, documentaire de Nicolas Philibert, filme une année dans une école primaire à classe unique d’un petit village du Massif central ; d’autre part, L’Esquive d’Abdelatif Kéchiche, sorti en 2004, deuxième film d’un jeune réalisateur issu de l’immigration, raconte sur un mode fictionnel réaliste les relations de quelques élèves garçons et filles d’une classe de collège d’un quartier populaire de la banlieue, réunis autour de la préparation d’une représentation de Marivaux, sous la direction de leur professeure de français.

     


    Deux films très différents quant au genre, au format, aux auteurs, et aux univers de référence, mais qui ont en commun de s’adresser au public cultivé, celui des salles d’art et essai, et de mobiliser chez les spectateurs français un rapport à l’école comme mythe fédérateur, lieu de transmission des valeurs républicaines et de la culture."

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    Retrouvez l'intégralité du texte de Geneviève Sellier dans le n°32 de Tausend Augen