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michael jackson

  • Qui a tué Bambi? Métamorphoses sans retour

    Michael Jackson ne dépassera pas les cinquante ans

    Tout article de Cultural Studies est foncièrement autobiographique et celui-ci n'échappera pas à la règle. Comment pourrait-il en être autrement, surtout lorsqu'il s'agit de Michael Jackson, parvenu comme moi à la cinquantaine et inspirant avec Madonna mes premières exégèses MTVesques au début des années quatre-vingt ? Sa mort m'attriste et je tenais à exprimer ma peine en incipit. Ayant appris le décès de Michael Jackson, Madonna a pour sa part déclaré sur son site web qu'elle ne cessait de pleurer. Qu'est-ce qui explique que la chanteuse, née treize jours avant lui, vivra vieille et riche, tranquillement installée dans quelque villa luxueuse de Californie, tandis que Jackson nous a quittés deux mois avant d'atteindre ses cinquante-et-un ans ? La réponse est simple : ils ont tous deux passé trois décennies à pratiquer l'art de la métamorphose ; mais là où Madonna a pris grand soin de créer une incessante succession de dramatis personae qu'elle endossait comme autant de costumes et donc ôtait tout aussi facilement, Michael Jackson a changé selon un processus sans retour, chaque métamorphose l'entrainant plus loin dans une mutation sans limites autres que celle imposée en juin 2009 par son décès. Ce sont ces métamorphoses que cet article prétend examiner.

    (La suite dans le n°33 de Tausend Augen)