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  • La fin de l'utopie?

    "Dans la cité traditionnelle, un cercle magique consacré par les ancêtres et renouvelé par le sang des sacrifices protégeait l’individu de tout mal et des conséquences de ses pêchés . Le sens du lieu consacré se perpétuait à travers les célébrations renouvelées du mythe fondateur ainsi qu’un ensemble de règles et de mécanismes contraignants qui permettaient de préserver l’équilibre ainsi établi. Ce dernier, toujours précaire, s’affaiblissait irrémédiablement. La ville moderne invente une nouvelle image pour asseoir son devenir : la figure de l’utopie. Cette dernière offre la perspective d’un horizon bercé par une organisation rationnelle et idéale. Mais si l’utopie est originellement portée par des valeurs « socialistes », sa confrontation au modèle capitaliste généralisé transforme ses intentions fondatrices. Que reste-t-il dans ces conditions du sens des espaces collectifs dans les espaces urbains contemporains ?"

    Cet extrait est tiré d'un texte de Séverine Steenhuyse, publié dans le dossier du n°32 de Tausend Augen consacré aux représentations de l'identité de gauche au cinéma.