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scaphandrier

  • Zizek vs. Jameson

    "Une autre position : on accepte la futilité temporaire de la lutte, c'est une position de sceptique on dit qu'avec le triomphe total  du capitalisme actuel, la vraie résistance n'est plus possible, du moins pas dans les métropoles du capitalisme. Tout ce que nous pouvons donc faire jusqu'au réveil de l'esprit révolutionnaire du prolétariat mondial, c'est de défendre ce qui subsiste de l'État social. Donc on doit bombarder ceux qui détiennent le pouvoir de revendications impossibles à satisfaire. Par ailleurs, on se retire dans la sphère du travail universitaire où il est possible de continuer souterrainement le travail critique. C'est, pour moi, une position très confortable des critiques culturels américains 

    À la fin, il y a cette figure un peu ridicule qui pense que si l'on fait une analyse d'un geste d'un personnage dans un film noir des années 40 c'est beaucoup plus subversif que de s'engager directement dans une lutte  politique."

    Rires et protestations du public.

    "Non ? Attend, c'est ça la position au fond de mon bon ami Fredric Jameson."

    Slavoj Zizek, 17 et 18ème minutes de son allocution État d'urgence et dictature révolutionnaire le samedi 27 octobre 2007 dans le cadre du séminaire Marx au XXIème Siècle. L'esprit et la lettre, à Paris I.

     Le texte de l'allocution en format .pdf ici.

    La vidéo visible en flux (WMW) ici.

    Je vous conseille toutefois de voir l'intégralité de la vidéo car Zizek y développe un critique trés pertinente des processus de muséification de la gauche qui dépasse cette accroche quelque peu facile à l'égard de Jameson.