10.10.2009
Annexion de la mémoire
(ce texte est une version développée et revue du post publié ici-même en septembre dernier. Vous pouvez lire ici la version définitive à paraître en novembre prochain dans le n°73 de la revue 0 de Conduite).
Par Abdelkrim Van Parijs
Valse avec Bachir, film d’animation israélien de Ari Folman très favorablement accueilli par la critique (et au festival de Cannes) comme par une partie du public (environ 500 000 entrées France) m'a laissé une drôle d'impression, un quelque chose qui ressemble à de la gêne. Pas de l'ennui, non, et puis c'est sympa d'entendre dans une salle obscure Enola Gay ou This is not a love song, chansons de mes années lycée, quand je fréquentais en veste de tweed mes amis grunge. De la gêne pourquoi? Voilà un film critique à l'égard de la politique d'Israël me dit-on. Un film qui ne se voile pas la face (contrairement aux femmes de l'autre côté du Mur) et qui questionne la culpabilité/responsabilité israélienne dans le massacre de Sabra et Chatila (perpétré par les phalanges chrétiennes dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban en septembre 1982). Et c'est précisément ça qui me pose problème.
Le contexte global où nous vivons connaît une représentation médiatique des Palestiniens qui les enferment (comme ça ou autrement…) dans le rôle de fanatiques (Hamas, kamikazes), ou d'enfants voyous immatures (Intifada), d'adultes démissionnaires corrompus (le Fatah) ou plein de bonnes intentions, mais dépassés par les événements (Mahmoud Abbas) - toutes choses qui justifient bien évidemment l'intervention militaire israélienne, le blocus, le Mur, les législations racistes, etc. Dans cette représentation globale des Palestiniens, déterminée surtout en Occident mais aussi dans certains pays arabes - bien que ce soit d'une façon plus perverse - il n'y a pas pour « eux » de possible humanité.

C'est ce que raconte Valse avec Bachir, en élaborant une alliance entre un film tourné sur l'entre-soi israélien et un contexte global de réception structuré par une image stéréotypée des Palestiniens. Ici, il est question de la capacité des Israéliens à se questionner ; de leur capacité à montrer qu'ils possèdent la mémoire et l'oubli, qu'ils souffrent d’un sentiment de culpabilité, autrement dit qu’ils ont une éthique, et qu'ils sont humains. A quoi sont donc renvoyés les Palestiniens ? A une meute de chiens enragés bavant et aux yeux injectés de sang, métaphore du sentiment de culpabilité qui ronge chaque nuit le protagoniste du film dans un cauchemar récurrent. Mais aussi à ces images d’archives du massacre de Sabra et Chatila, qui contrastent avec les images de dessin animé qui précèdent. Images brutes, qui cristallisent la capacité du soldat israélien à souffrir de la souffrance de ses victimes, imposant une analogie saisissante avec le récit similaire des Américains au Vietnam. Le coup est double : il inscrit le récit de l’occupation israélienne des territoires occupés et de la colonisation dans le grand récit occidental, et en même temps il confisque la parole aux Palestiniens (Ari Folman a répondu à cette remarque dans Le Nouvel Observateur en disant que les Palestiniens n’avaient qu’à « faire leurs propres films »). Pour une partie du public français, le soldat dont il est question ici est universel, et le traumatisme qu’il subit est le traumatisme universel provoqué par toutes les guerres. Dès lors, en plus des qualités plastiques du film, on reconnaît à Valse avec Bachir le mérite d’établir une « critique universelle » de la guerre. Sauf qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle guerre, ni de n’importe quel soldat, et que le discours universaliste est bien pratique pour éviter de parler des problèmes réels qui ne sont jamais ici ou ailleurs que très spécifiques.

Autre film plébiscité par la critique, Z32 du réalisateur Avi Mograbi. Celui-ci est bien connu en France du public le plus pointu de l’Art et Essai pour se mettre lui-même en scène dans des sortes de « reportages critiques » sans prétention esthétique mais toujours ironiques et distanciés, façon « chroniqueur impertinent » (mais pas révolutionnaire). On a donc affaire avec lui à un citoyen israélien engagé et peu suspect de sympathie pour la politique de son gouvernement. Dans ce projet particulier, Avi Mograbi aborde de front le témoignage d’un soldat israélien qui dans une opération de représailles a tué deux policiers palestiniens (non sans plaisir avoue-t-il), et qui cherche à obtenir une forme de pardon. Or, et bien qu’il questionne sa propre position, Avi Mograbi se fait l’allié objectif du soldat criminel de guerre. Il ne s’agit pas de désigner la responsabilité d’un individu, mais celle d’un Etat et de sa politique, chose absente du film (comme les Palestiniens eux-mêmes d’ailleurs). Pour démontrer l’absurdité de la guerre, Avi Mograbi a besoin d’un allié, qu’il trouve dans ce soldat : il est d’une certaine manière victime de « quelque chose qui le dépasse ». S’il est une victime, se pose la question du pardon. Mograbi, dans le film, lui pardonne. Peut-être veut-il de cette façon condamner « la politique » qui mène à cette situation. Mais l’empathie progressivement créée au fil du film pour cet authentique criminel de guerre (fût-il exécutant) évacue du même coup la question politique. Un effet renforcé par le choix de Mograbi de se plier à la volonté du soldat de conserver l’anonymat : il invente ainsi de recouvrir le visage des protagonistes d’un masque figé en image de synthèse. Ce procédé renvoie dès lors à une sorte d’abstraction humaniste (la dimension universelle de l’horreur de la guerre), tout en facilitant l’identification du spectateur avec celui qui souffre de son crime.

Valse avec Bachir et Z32, tout en étant des films très différents (et je ne cacherai pas la sympathie que m’inspire plutôt le travail de Mograbi) pourraient ainsi trouver le terrain d’entente suivant : « Eux » (les Palestiniens), ne sont pas vraiment des êtres humains, puisqu’ils ne sont pas capables d'humanité comme nous (les Israéliens) le sommes en dépit de nos crimes, car nous agissons ainsi contraints et forcés, et c'est cela qui nous est insupportable, car au fond, nous ne sommes peut-être pas ainsi, nous avons la conscience critique de ce que nous faisons… Ce discours aboutissant in fine au spectacle insensé « d’Israéliens se pardonnant entre eux tout le mal qu’ils font aux Palestiniens » (pour reprendre la phrase de Françoise Feugas).
En France, où le conflit israélo-palestinien a d’importantes résonances parmi les jeunes Français maghrébins (ils peuvent s’y identifier car eux aussi sont dans des « territoires occupés » ou de l’autre côté du « mur » - il n’est qu’à voir la forme des déploiements de police pour s’en convaincre) il me semble important d’interroger l’adhésion sans condition à ces deux films, fortement relayés par nos réseaux. A force d’accorder la primauté à la surface « artistique » et « créative » des films, peut-être qu’on finit par en oublier l’essentiel ?
17:24 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tausend augen, ari folman, liban, valse avec bashir, sabra et chatila, mahmoud abbas, intifada, hamas, fatah, image stéréotypée des palestiniens, avi mograbi, z32, françoise feugas
12.08.2009
À tout ceux qui ne seront pas en Californie le semestre prochain

Henry Jenkins présente sur son très riche blog (Confessions of an Aca Fan) le contenu du cours qu'il tiendra à partir de la rentrée à la University of Southern California sur le thème Transmedia Storytelling and Entertainment.
On peut éventuellement regretter de ne pas y assister, mais on peut aussi se réjouir que ce billet fasse office d'introduction au travail d'Henry Jenkins avec une bibliographie structurée de son blog.
Enfin, en francais, un long entretien avec Henry Jenkins ("Comprendre la culture web 2.0") à lire à partir du 12 septembre dans le premier numéro de la revue POLI, politique de l'image
15:50 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : henry jenkins, maxime cervulle, sébastien martinez barat, poli, politique de l'image, convergence culture, culture de la convergence, storytelling, transmedia storytelling, comprendre la culture web 2.0, transmedia storytelling and entertainment, tausend augen
15.07.2009
Iran, Lelouch avait mis le paquet...
Une antenne - zoom - un chameau. Des hommes en formation rappelant celles de Busby Berkeley. Caviar. Diamants. Le quotidien de la vie. Le Shah montant à cheval. Des étudiants à l'université. beau montage, recherche de l'effet à tout prix. Images en plongées, prises d'avion. "Iran" de Claude Lelouch (18min, 1971) est un film de propagande. Fabuleux par certains aspects, propagande en partie enivrante et donc un film d'autant plus redoutable. 18 minutes méprisables, conçues comme cadeau à Farah Diba. [via Cargo-Film , comme souvent]
Le film existe en bonne qualité sur Internet Archive (ici, mais que je ne peux techniquement pas présenter sur le blog) et en mauvaise sur Youtube :
20:58 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, mossadegh, lelouch, tausend augen, farah diba, cinéma iranien, cinéma français en iran, shah d'iran
10.06.2009
Le Tausend Augen numéro 32 vient de paraître !
Le numéro 32 de la revue Tausend Augen vient de paraître et est disponible dans toutes les librairies qui ont votre confiance.
Si d'aventure, une librairie souhaitait gagner votre confiance sans disposer encore du dernier numéro de Tausend Augen, il suffit de lui réclamer en précisant que le diffuseur en est Difpop.
NOTRE SITE tausendaugen.com EST EN RÉNOVATION, mais vous pouvez toujours accéder à la page Editions, aux pages consacrées aux numéros 30, au Hors-série #3, au numéro 29 et aux archives (#7-23)
Pour le numéro 32, nous vous proposons, un Bon de commande et même d’abonnement.
17x26cm, 128 pages, couverture couleur, intérieur NB, € 9,-
Mais voici déjà le sommaire (avec des extraits) :
- Editorial
- Introduction au dossier coordonné par Mehdi Derfoufi et Jean-Marc Génuite. A la Recherche du Point G. L’identité de Gauche au cinéma. Par Jean-Marc Génuite
- La République lave plus Blanc. Indigènes, aux sources de l’identité nationale ? Par Mehdi Derfoufi
- « Ma mère est black, mon père est noir et je suis un homme de couleur. » Performances individuelles, performances collectives de la race dans le Jamel Comedy Club. Par Nelly Quemener
- « Comment tirer parti de la culture du pouvoir acquise à travers le SM ? » Entretien avec Marie-Hélène Bourcier. Par Mehdi Derfoufi et Jean-Marc Génuite
- Expression de la race et de la classe dans une analyse « postcoloniale ». L’exemple de Paris Couleurs. Par Justine Ylargnin Bazie
- « Si vous êtes tellement révolutionnaires, anti-establishment et tout, vous devriez être capables d’accepter l’idée qu’on puisse être homosexuel, bisexuel et même transgenre. » Entretien avec Bruce LaBruce et Jürgen Brüning. Par Pierre-Emmanuel Finzi
- L’Ecole, point aveugle de l’universalisme républicain : Être et avoir et L’Esquive, deux films rassurants. Par Geneviève Sellier
- « Je me demande pourquoi les hommes sont si passifs par rapport à leur virilité ! » Entretien avec Virginie Despentes. Par Céline Robinet
- « Rendre des fragments de monde lisibles ». Entretien avec Claire Fontaine. Par Pierre-Emmanuel Finzi
- Massacre dans une forêt de symboles. A propos de Katyn d’Anrzej Wajda. Par Boris Faure
- Nos meilleures années communistes. Les camarades de François Luciani (2007). Par Arnaud Devillard
- « Il ne peut y avoir de renouvellement si on ne sort pas du « ghetto artistique » pour replonger au cœur même de la matrice sociale ». Entretien avec la revue Cassandre (Nicolas Roméas et Valérie Saint-Do). Par Mehdi Derfoufi et Jean-Marc Génuite
- (…) puisqu’il faut bien l’appeler par son nom. (A partir de lls ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés). Par Sébastien Hoët
- D’une certaine tendance de la critique cinématographique française. Par Vincent Joos
- « La fin de l’utopie ? » ou le devenir contractuel des espaces collectifs. Par Séverine Steenhuyse
- Cinéma et idéologie. Panorama de la critique marxiste en France. Par Régis Dubois
- Pute ou jaguar chez Vollmann. Par Alban Lefranc
- L’Obersturmführer sans ombre. Black Book de Paul Verhoeven. Par Arnaud Devillard
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01.12.2008
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Numéros 12 à 21 : 3 € + frais de port
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Numéros Hors série 3 et 30 : 10 €, frais de port de compris
Numéro 31 : 7 €, frais de port compris
Le « lot » Hors série#1 et 2 : gratuit + frais de port pour un numéro
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1 n° = 2 € (France), 5 € (Europe), 8€ (autres pays)
2, 3 n° = 3 €, 8 € (Europe), 10 € (autres pays)
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ANCIENS NUMEROS DISPONIBLES
#31 (2007). Tarzan, miroir de l’impérialisme occidental - Films de cambriolage - Le cinéma français et ses gays - Le choc des super-héros, anatomie de la nouvelle Amérique : Superman messie impuissant, Smallville, les costumes des super-héros, Batman et Punisher, Elektra, le décor des super-héros, le super-héros et l’Amérique, les super-héroïnes.
#30 (hiver 2005). Villes/2 : Roumanie, films vidéo au Ghana, Tombouctou, la ville dans la Bible - Terrorisme : La Seconda volta (Mimmo Calopresti), Dial H-I-S-T-O-R-Y - Takashi Miike : le phénomène Miike, Audition, entretien avec le chef opérateur Hideo Yamamoto - Faut-il brûler Hollywood ? - The ‘Burbs (Joe Dante) - Entretien avec Guy Maddin.
#Hors série n°3 : Villes réelles, villes imaginaires (novembre 2004). Metropolis (F. Lang) - Marie Maquaire - Les Villes invisibles (I. Calvino) - Entretiens avec Benoît Peeters (Les Cités Obscures), Patrick Keiller (Robinson in Space) - Les nouvelles villes chinoises - Le Caire de Youssef Chahine - Balzac, Zola et Paris - La Nouvelle Vague et Paris - Henri Calet - M. Aktypi - Vider Paris : portfolio de Nicolas Moulin - Le Troisième Homme (Carol Reed) - Varsovie - Harlem, ville noire - Los Angeles dans Heat de Michael Mann - La ville dans le cinéma américain des années 70 - Urbanisme et contrôle dans Matrix, Dark City et Truman Show - Berlin Alexanderplatz (A. Döblin) - GTA : Vice City.
#29 (hiver 2004) Festivals : Deauville (cinéma asiatique), Cologne – Twister (Jan De Bont) – Gangs of New York (M. Scorsese) – Clint Eastwood et la vieillesse – Le film de boxe – Fight Club (David Fincher) – Israël / Palestine : entretiens avec Ram Loewy et Eyal Sivan + Elia Suleiman, Promesses, Joe Sacco, Izkor – Manoel de Olivieira : Le Principe de l’incertitude ; la réception de son œuvre en France.
HS#2 (avril 2003). Quoi ma guerre ? 6ème édition des Rencontres de la Rue de Dunkerque (16 pages). Alain Raoust - Sandra Kogut - Harun Farocki - Caroline Hérard - Anne-James Chaton (hors série bilingue anglais-français).
#26/27 (automne 2002). Edward Baron Turk et Tania Modleski - David Lynch, cinéaste de l’archaïque : le labyrinthe de Lynch, Elephant Man, Sailor et Lula, la disparition dans Twin Peaks, entretien avec Michel Chion, Eraserhead - Multimédia : entretiens avec Grégory Chatonsky et Anne Vauclair - Portfolio : Anne Vauclair et Edgar Endress - L’image dans le paysage : sur la photographie - Entretien avec David Jourdan à propos de son exposition Bargain and other goods - L’amour au cinéma - La représentation des Noirs chez Clint Eastwood.
#25 (printemps 2002). Festival de Dunkerque - Entretien avec Sergio Sollima - Réflexions sur le DVD - Walter Benjamin et l’œuvre d’art - Ouvrières du monde (M.-F. Collar) - Woody Allen et les femmes - Portfolio : Tina Gharavi - Clint Eastwood : violent, séduisant, vieillissant : 35 pages avec des textes inédits en français de Dennis Bingham, Paul Smith et Christine Holmlund.
#24 (décembre 2001). Le festival du Film Méditerranéen de Cologne - L’Etrange Festival - Polymachina : entretiens avec Emmanuel Vinchon, Jacques Rémus, Laurent Dailleau (sur le Theremin), Dat Politics ; installation de M. Holterbach - Takeshi Kitano - Orientalisme et cinéma : Julien Duvivier, Lawrence d’Arabie, La Momie (Karl Freund / Stephen Sommers), La dernière tentation du Christ, la femme orientale dans le cinéma soviétique.
#23 (août 2001). Peter Watkins : La Commune - Entretien avec André Téchiné - Tigre et dragon - Buster Keaton - Entretien avec Michèle Larue - Thelma et Louise, Basic Instinct et Blue Steel - Le journal intime : Berthe Morisot et Sylvia Plath, Hélèna Villovitch, entretien avec Philippe Lejeune, Nanni Moretti, Elke Krystufek, Roberto Martinez, Su Friedrich - Glen Baxter : entretien, portfolio On Safari with Colonel Baxter to Lille.
#22 (mai 2001). Alexandra Dementieva – Exposition «J’ai entendu le bruit du monde» - Filter Film Magazin – Les Feux de l’amour – Conversation secrète (F. Coppola) – Gisela Elsner et L’Insaisissable (O. Roehler) – Kirk Douglas – Post coitum animal triste (B. Rouan) – Rencontre avec Boris Terral – Catherine Deneuve, star plurielle : dossier de 43 pages (Les Parapluies de Cherbourg, Hôtel des Amériques, La Sirène du Mississippi, Indochine, Belle Maman, …) – Portfolio : Yves Faure : Correspondance(s)
#21 (janv. 2001). Manifesta 3 à Ljubljana - Le Métropole - L’Univers - Roger Munier : présentation, entretien, texte «Cinématographies» - Entretien avec Luc Moullet - James Stewart : L’Homme qui tua Liberty Valance - Baise moi - Jeanne d’Arc (Luc Besson) - Min Tanaka et le butoh : présentation, entretien, portfolio.
#20 (sept. 2000). Le festival du Film de Femmes de Créteil – Maurice Blausshyld : rencontre, portfolio – Film noir : Phantom Lady (R. Siodmak), Where the sidewalk ends (O. Preminger) – James Stewart – Charisma (K. Kurosawa) – David Bowie : ses films, ses clips, sur Internet – Cinéma et numérique.
# 19 (avril 2000). Anatomie du monstre : 50 pages avec Dracula, Alien, Predator, La Mutante, Halloween, La Corde, Folies de femmes, … - Le cinéma de Guy Debord - Rencontre avec Patrick Brion.
#18 (janv. 2000). Expositions Van Dyck et Warhol - 14ème Festival International du Film Francophone de Namur - Eyes Wide Shut (S. Kubrick) - Pola X (L. Carax) - La Chienne (Jean Renoir) - La lumière dans le cinéma muet allemand - Wim Delvoye - Sunday Night Fever 5 : tous les films italiens du dimanche soir - Hommage à Robert Kramer : propos inédits.
#17 (oct. 99). Bertram Dhellemmes – Pipilotti Rist – Dogma 95 : Les Idiots, Festen, entretien avec Søren Kragh-Jacobsen (Mifune) - Misogynie à la française : Vivre sa vie (Jean-Luc Godard), Julie Lescaut et Med Hondo, La fille sur le pont (Patrice Leconte) – La masculinité chez André Téchiné - Les Visiteurs (J.-M. Poiré) – eXistenZ (D. Cronenberg) – Rencontre avec Quélou Parente – Fluxus – Portfolio : Bertram Dhellemmes.
#16 (juin 99). Entretien avec Johan van der Keuken – Le festival du court métrage de Clermont Ferrand – Youssef Ishaghpour – Hitchcock sans fard : toute sa carrière revisitée avec des textes inédits de Robin Wood et Tania Modleski – Portfolio : Henrike Schulz – Les Teletubbies.
#15 (hiver 1998). Entretiens avec Bruno Bontzolakis (Chacun pour soi), Constantin Chamski et Samuel Tourneux (Sup Info Com), Sarah Franco-Ferrer et Jean-Henri Roger (festival de Tarascon) - Des Européens à Hollywood : Robocop et Starship Troopers de Paul Verhoeven ; Wolfgang Petersen ; Roland Emmerich ; Barbert Schroeder ; Liaison fatale d’Adrian Lyne - Le cinéma comique français : Le gendarme se marie (J. Girault) ; Le Triporteur (J. Pinoteau) - Rencontre avec Raoul Servais - VALIE EXPORT : présentation et entretien - CD-ROM : Puppet Motel (Laurie Anderson) - Télévision : Nick Barings ; Sunday night fever 4 - Photo : Bob Carey ; Jurgen Teller ; Pour une histoire mondiale de la photographie.
#14 (automne 98). Entretiens avec Erick Zonka, Julien Sicard (producteur), Jean- Marc Vervoort - Les dépendances du cinéma indépendant français - Dossier : les ténèbres du prince Carpenter - Lars von Trier - P. Chéreau, N. Moretti - François Ozon - Minuit dans le jardin du bien et du mal (C. Eastwood) - Rencontres avec Tony Gatlif, Raoul Ruiz - Le cul à la télé : éloge de J. Bénazéraf - The X Files - Photographie : T. Des Ouches - Revue : les assises de la critique indépendante (2).
Hors série #1 (décembre 1998). Cinémas fantastiques
Situation du fantastique - Le film d’horreur américain dans les années 70 et 80 - Rencontre avec Pascal Françaix - Définition du fantastique - François 1er et Les Visiteurs - Jean Rollin - Simple mortel - Jean-Jacques Rousseau - Le Gendarme et les extraterrestres, La soupe aux choux - Tod Browning - Val Lewton - La Féline - L’invasion des profanateurs de sépultures - Le Blob - Zombie - Le Syndrome de Stendhal - Une créature de rêve - Le Monde perdu - Scream 2 - The Kingdom - Twin Peaks - Au-delà du réel.
#13 (été 98). L’Acharnière - La production : Vidéorème et les Films du Nord - Samuel Fuller : ses films européens, The Baron of Arizona + brèves - Entretien avec Henri Alekan (directeur de la photographie de Cocteau, Wenders...) - Entretien avec Mohamed Chouikh (L’arche du désert) - The end of violence (Wim Wenders) - Sexe et cinéma US (W. Allen, K. Smith, P. Verhoeven) - Le festival de Berlin - Cinéma expérimental : Jack Smith et Gariné Torossian - Noël Burch/John Hess - Photographie : Allan Mc Collum - Bruce Nauman - Les clips vidéos - Films de cul de M6 : suite - Le Monicagate - Revue : les assises de la critique indépendante (1).
#12 (printemps 98). La production : C. Rossignon (Assassin(s)) et Pégase - Entretiens : Mathieu Amalric, Otar Iosseliani - Photo : George Dureau - Jonas Mekas : présentation et rencontre - Hommage à S. Fuller - Entretien avec Peter Greenaway à propos de 100 Objects to represent the world - The Fly (D. Cronenberg) - Alien Resurection (J. - P. Jeunet) - David Fincher - Contre Le Destin (Y. Chahine) - Hana Bi (Kitano T.) - Mars attacks ! (T. Burton) - Cinéma et service militaire - Marcel Hanoun : présentation et rencontre - Le Pen à Envoyé spécial - Strip tease - Les films de cul de M6 - Revue : Eclipses.
#10 (août 97). Entretiens : Henri-François Imbert (Sur la plage de Belfast), Marie Vermillard, Bruno Dumont (La Vie de Jésus), Alain Berliner (Ma vie en rose) - Freak Zone #2 : compte-rendu, Camping Cosmos (J. Bucquoy) vs. Reprise (H. Le Roux), entretien avec José Bénazéraf - Les premières rencontres de la critique indépendante - Portfolio : Pierre Mercier - Dossier Stanley Kubrick - Assassin(s) (M. Kassovitz) - La cuisine au beurre (G. Grangier) - Dossier animation : Disney, Roger Rabbit, les mangas, Wallace et Gromit... - Arrêt sur images - Revue :101.
#9 (mai 97). Le CRRAV - Marie Hélène Ny - Rencontre avec J.-J. Rue - S. Beckett et la télévision - Cyberculture - Lost Highway (D. Lynch) - Jack Arnold : présentation + L’homme qui rétrécit - Cinéma français : entretiens : Xavier Beauvois, Jean-Pierre Améris (Les aveux de l’innocent), Olivier Assayas (Irma Vep), Dodine Herry, A. Desplechin, P. Ferran, S. Veysset, le documentaire, J.-L. Godard (Passion, Week end).
#8 (fév. 97). Festivals : Dunkerque, Amiens - Rencontre avec Robert Kramer (Walk the walk) - L. Connanski - Entretien avec Alain Le Diberder et Chine Lanzmann (Cyberculture) - Le câble - Shadows (J. Cassavetes) - Shining (S. Kubrick) - Reflet dans un œil d’or (J. Huston) - Microcosmos - Une balle signée X (J. Arnold) - Peter Greenaway.
#7 (nov. 96). Entretiens : Sophie Calle, Judith Cahen - Freak Zone #1 - Pierre Trividic - Eulalià Vallderosa - Le Huitième Jour (J. Van Dormael) - Joseph H. Lewis : présentation + Gun Crazy - David Cronenberg - Revues : l’abécédaire des revues indépendantes françaises, rencontre avec Phantom.
#6 (mai 96). L’Acharnière - ECRAN - Edward aux mains d’argent (T. Burton) - La fleur de mon secret (P. Almodovar) - Le foyer chez Spielberg - J. Dante vs. J. Rouch - La fille de Ryan (D. Lean) - La pornographie - Les méchants de Disney - Les séries cultes des années 90 : The X Files, Twin Peaks, Code Quantum - Hal Hartley : tous les films du réalisateur new-yorkais, ses thèmes.
#5 (fév. 96). Le festival de Dunkerque – Question de genre – Le déluge (P. Van Maël) – Le garçu (M. Pialat) – Sur la route de Madison (C. Eastwood) – Un jour sans fin (H. Ramis) – Batman et Maigret (TV) – Entretien avec Jean-Louis Accettone – Eric Duyckaerts – Hiroshi Sugimoto – Robert Kramer : entretien et articles.
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09.10.2008
Salon de la Revue 2008
Ce week-end se déroulera le
18ème Salon de la Revue à Paris.
à l'Espace d'animations des Blancs-Manteaux
48, rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris
Nocturne: vendredi 10 octobre, de 21 à 23h
Samedi 11 octobre, de 10 à 20h
Dimanche 12 octobre, de 10 à 19h30
Entrée gratuite

Tausend Augen, qui participe environ une année sur deux à ce Salon tiendra un stand commun avec nos amis de Cassandre.
Vous pourrez y rencontrer des membres de la rédaction et discuter du prochain numéro et le commander.

13:15 Publié dans Tausend Augen en action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon de la revue, cassandre, tausend augen
05.10.2008
Teresa de Lauretis à propos de M.Butterfly
Dans Théories Queer et culture populaire : de Foucault à David Cronenberg (Ed. La Dispute, 2007), Teresa de Lauretis a ce mot à propos de M. Butterfly de David Cronenberg, un cinéaste que Tausend Augen suit depuis très longtemps (lire notamment le dossier qui lui est consacré dans le n°7 de la revue) :
"Le film ironise et déconstruit le récit culturel de la féminité qui est celui du livret de l'opéra en montrant qu'il s'agit d'un fantasme orientaliste fondé sur des hiérarchies de genre, de race et sur une domination politique." (p.166)
Probable que nous ayons à revenir une nouvelle fois sur Cronenberg dans nos pages...
17:44 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : teresa de lauretis, cronenberg, tausend augen, marie-hélène bourcier, m. butterfly, queer, foucault
30.09.2008
Régis Dubois à Aubagne
Notre rédacteur Régis Dubois animera un débat au Festival du Film militant d'Aubagne autour de son dernier livre Hollywood, cinéma et idéologie le mercredi 8 octobre de 17h30 à 19h00.

10:54 Publié dans Tausend Augen en action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : régis dubois, tausend augen, festival du film militant d'aubagne, hollywood cinéma idéologie
08.06.2008
T.A. Summer Camp 2008
Après les Cévennes (été 2004), Wahagnies (été 2005), Préfailles (été 2007), et Lille (printemps 2008), la prochaine Université d'été de Tausend Augen se déroulera à MARSEILLE les 5 et 6 juillet 2008.
Il y sera notamment question de la préparation du n°33 de la revue, et du positionnement de T.A. par rapport aux nouvelles images, nouvelles technologies. Photos de la rédaction en maillot de bain à suivre...
En guise d'introduction, nous vous proposons la planche du 25 mai de BOULETCORPS :
08:22 Publié dans Tausend Augen en action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tausend augen, nouvelles images, nouvelles technologies, technophilie, technophobie, technocrédulité, heidegger
07.06.2008
Menaces sur l'action culturelle cinématographique /6
Le milieu associatif, à tous les niveaux, est donc placé face à cette alternative : soit s’attacher à démêler les fils de la novlangue technocratique, se conformer aux critères, et obtenir des financements qui seront de plus en plus soumis à une concurrence internationale (et « à la fin, il ne doit en rester qu’un ») ; soit élaborer des stratégies de résistance, et réaffirmer des principes politiques fondamentaux sans craindre de se voir taxé d’archaïsme. Une politique nationale ce serait aussi que les moyens soient donnés de porter ces valeurs partout où existent des individus et des collectifs engagés, en France et à l’étranger, en privilégiant le partenariat sur la base politique et éthique qui a engendré l’exception culturelle française, et non pas sur la base d’une conformation aux critères d’éligibilité à tel ou tel programme de la Commission européenne. Cela signifie qu’il ne faut pas vivre la situation d’exception culturelle comme un bastion à défendre, mais bien plutôt comme la base de reconquête d’un espace de citoyenneté qui se rétrécit de jour en jour. Pour ce faire, les associations culturelles elles-mêmes doivent retrouver du désir d’insoumission que l’on voit s’exprimer chez notre jeunesse métissée. Face à une idéologie libérale qui s’impose violemment dans tous les secteurs, il vient un temps où le consensus n’est plus tenable, et où le choix et le parti pris deviennent nécessaires.



