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  • Du pain à "l'histoire totale"

    Roger Chartier a eu l'excellente idée de consacrer l'émission Les Lundis de l'Histoire sur France Culture, du 11 juin, à un long entretien avec l'historien américain Steven Kaplan.e5f056bdd0104feaaecbe5c6773354e7.jpg

    Spécialiste du pain, il lui a consacré de nombreux ouvrages, y trouvant un objet à partir duquel écrire une histoire totale propre à faire fuir les antitotalitaires de tout poils.

    A Braudel la Médittérannée, à Kaplan le pain.


     

     

     

     

    En publiant Adieu 89, il se met à dos toute une fraction d'historiens et d'intellectuels français embarqués avec François Furet dans leur relecture opportune de la Révolution.a862c2892c49c52f448c53819dcc5504.gif

     

     

     

     

     

     

     

    On lira à ce sujet, le formidable essai de l'historien anglais Perry Anderson publié en deux fois par la London Review of Books (ici en ligne : 1  & 2) et en français chez Gallimard.ec8c36ce0db4c66808689182f9e14e75.jpg

  • Les gens qui ont les yeux bleus aiment les films allemands

    Enfin, le mystère est soulevé ! Une explication scientifique d'un phénomène non moins scientifiquement observé : la teinte verte des films allemands.

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    (Deutschland: ein Sommermärchen - le pendant allemand aux Yeux dans les bleus)

  • documenta 12 : "le cinéma est un lieu d'exposition"

    La documenta 12 ouvre ses portes à Kassel pour 100 jours demain, le 16 juin. Roger Buergel, directeur artistique et Ruth Noack, commissaire d'exposition, tous deux viennois, ont délégué à leurs compatriotes plusieurs volets :

    Georg Schöllhammer, rédacteur en chef de l'un des meilleurs magazines sur l'art, Springerin, est chargé du magazine des magazines publié par la documenta à partir d'un réseau de 90 titres de presses internationnaux.

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    Les trois numéros auront pour thème : Modernity?, Life! et Education.

     

     

     

    Pour le cinéma, c'est Alexander Horwarth, le directeur du Filmmuseum de Vienne qui assure la programmation du cinéma Gloria. Dans un entretien avec le cinéaste Harun Farocki dans le Frankfurter Allegemeine Zeitung, Horwarth défend le cinéma comme institution : "Tu dis, à plus ou moins brève échéance, le cinéma deviendra un lieu d'exposition - je trouve que le cinéma est un lieu d'exposition et ce depuis le début - et en effet, c'est le lieu d'exposition qui est adéquat pour ce medium."
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    Harun Farocki  se réjouit pour sa part de sa nouvelle incursion dans le monde de l'art. Invité pour la seconde fois à la documenta, il précise qu'au cinéma et à la télévision les codes sont très établis. Face aux oeuvres d'art, le public est plus prompt à s'interroger sur les règles en vigueur. C'est déjà ce qu'il disait devant le public de la cinémathèque de Berlin en 2003 lorsqu'il présentait son nouveau film Erkennen und Verfolgen (Reconnaître et poursuivre) en désignant les conventions de réception trés étroites du public cinéphile dans une cinémathèque par rapport au même public dans un "lieu d'art".

     

    Récemment, le musée d'art moderne de Vienne a présenté le triptyque complet Oeil/Machine d'Harun Farocki dont il parlait dans l'entretien qu'il nous a accordé dans le hors-série #2 de tausend augen "Quoi ma guerre ?". On pouvait également y découvrir Vergleich über ein Drittes (Comparaison par/sur un tiers), où sont interrogés les conséquences des processus de rationalisation et d'automatisation dans la production et le traitement de briques et parpaings. Avec une double projection de films en 16mm, Vergleich über ein Drittes 9316a5dfdd27979b1103d681116d4eaa.jpgexpérimente le jeux des différences et similitudes rendues possibles par la juxtaposition d'images dans un espace d'exposition. Sur un premier écran, on peut voir la production de briques et leur utilisation dans la construction de bâtiment dans un village du Burkina Faso (principalement manuelle) et dans une grande ville indienne (semi-industrielle). Sur le deuxième écran est présentée la production et utilisation de briques en Allemagne, dans un univers entièrement automatisé, avec des murs préfabriqués livrés sur le chantier. La différence de vitesse d'exécution des tâches laisse le deuxième écran fréquemment sans image. Farocki dépasse ici la simple comparaison en mettant en scène, avec les similitudes et différences des différents "degrés" d'industrialisation, la non-linéarité du "développement".

  • Les rédacteurs préparent les débats

    JEUDI SOIR AU KINO-CINE (-59- Villeneuve-d'Ascq - Université de Lille III) et VENDREDI SOIR A AVION (-62-) AU CINEMA LE FAMILIA

    Renseignements : redaction@tausendaugen.com

    Tausend Augen et DE LA SUITE DANS LES IMAGES PROPOSENT LA PROJECTION DU FILM DE JOHN FORD "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE" SUIVIE D'UN DEBAT AVEC UN REDACTEUR SURPRISE (VOIRE DEUX).

    (Ci-dessous, deux rédacteurs en pleine préparation)

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  • Lost - 7 mois avant la reprise de la misère en utopie

    La troisième saison de la série américaine LOST vient de s'achever (sur le calendrier de diffusion américain) et malgré tous les éléments contextuels (des hommes ayant intérêt à ne pas redevenir ce que l'histoire a fait d'eux, livrés à eux-mêmes sur une île quasi-vierge propice à la fondation d'une nouvelle société), malgré les indices fournis par les noms de certains personnages (John Locke, Desmond David Hume, Bakounine, Rousseau), cette bande de beaux trentenaires (en majorité) est tout simplement incapable d'élaborer une forme de vivre ensemble qui pourrait ressembler à un élan démocratique.

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    En suivant la très stimulante lecture du livre de Jacque Rancière La haine de la démocratie, on peut comprendre la figure de chef naturel de Jack comme antidote au contexte à priori favorable à une réflexion chez les survivants sur la société qu'ils veulent mettre en place. Or Jack est le chef car il aime diriger malgré ses dires et il le fait car il en a les aptitudes. Lorsque Jack (Shepard de son nom de famille, soit phonétiquement très proche de l'anglais shepherd, le "berger"), le pasteur, est absent trop longtemps de la communauté, c'est alors l'occasion d'une blague sur une décision collective pour choisir un nouveau chef et finalement c'est de nouveau celui qui est sensé avoir le plus d'aptitudes et non n'importe qui. Comment la série présente-t'elle cette distribution du pouvoir comme naturelle ? Quels sont les éléments narratifs ou paratextuels de LOST qui permettent de reléguer aux poubelles de l'histoire cette question du pouvoir pourtant au coeur de cette utopie ? Comment Jack finit-il par apparaître comme "chef par défaut", au fur et à mesure des épisodes, en opposition au type d'autorité exercée par Ben, sur les Others et les Hostiles

     

    Les autres communautés de l'île, avec force analogies à l'histoire des Etats-Unis, sont nées de massacres, du péché.

    Il y aurait là matière à discuter... 

     

    La diffusion de la quatrième saison de LOST débutera le 6 février 2008 aux Etats-Unis sur ABC.