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  • Adolescent-es dans un univers médiatique hypersexualisé

    A l'occasion de la journée d'étude Adolescents et préadolescents dans un univers médiatique hypersexualisé organisée en partenariat avec le Groupe de Recherche sur la Relation Enfants/Médias (Grrem),

    le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir a le plaisir de vous inviter à la présentation publique du site pédagogique GENRIMAGES sur les représentations sexuées dans l'audiovisuel,

    le 14 janvier 2010 à partir de 9h30.

    9h30 Introduction de Corinne Destal, maître de conférence à l’Université de Bordeaux3.

    9h45 Présentation du site internet pédagogique GENRIMAGES, sur les représentations sexuées et les stéréotypes (genre, origine, apparence physique, préférence sexuelle,etc.) dans l’audiovisuel, conçu et réalisé par le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir.

    10h15 Projection du film canadien, Sexy INC, nos enfants sous influence de Sophie Bissonnette.
    11h Intervention de Pascal Lardellier, professeur des universités en Sciences de l’information et de la communication, Université de Bourgogne : Le Web adolescent, une vitrine pas très Net…
    11h45 Débat.

    Pause.

    14h Intervention de Corinne Destal : Pratiques consommatoires et médiatiques des préadolescents, vers une hypersexualisation.
    15h Intervention d’Aurélia Mardon, sociologue, LASCO laboratoire Sophiapol : Hypersexualisation du corps des filles à l’entrée de l’adolescence et rapports de génération.
    16h Débat et clôture.

    Lieu : Auditorium Pierre Larroque, 28 Place St Georges 75009 Paris

  • Séminaire Genre et Cultures

    Vendredi 18 décembre de 18h à 20H

    Salle de recherche (4ème étage) de ULIP (9 rue de  
Constantine, métro Invalides ou Assemblée Nationale)


    Delphine Robic-Diaz ( ENS LSH)
« Les filles d'Antinéa : les femmes dans le cinéma post-colonial français »

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    Antinéa, personnage principal du roman de Pierre Benoît, L'Atlantide, et de ses nombreuses adaptations filmiques, est l'allégorie d'une certaine colonie française, un espace envoûtant et mortifère au sein duquel les héros masculins français « s'abyment ».
 Or, ce personnage joue au fil des décennies la fonction symbolique d'une matrice prédéterminant les rôles féminins qui vont par la suite jalonner le cinéma colonial et post-colonial français. Parmi les caractéristiques séminales d'Antinéa, son côté dominateur, voire castrateur, est particulièrement remarquable et se retrouve notamment chez Eliane, la patronne d'Indochine (Régis Wargnier, 1992), chez la Mère dans les adaptations de Marguerite Duras (Barrage contre le Pacifique de René Clément en 1957 puis de Rithy Panh en 2009, L'Amant de Jean-Jacques Annaud en 1992), ou encore chez Aimée (Chocolat, Claire Denis, 1988) ou Malène (Outremer, Brigitte Roüan, 1990).

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    Corollaire de cette prise de pouvoir de la femme sur le territoire colonial, l'homme y étouffe et disparaît (cf. les « suicides » dans L'Atlantide, Mahlia la métisse et Indochine, les veuvages dans les adaptations de Duras, l'auto-mutilation de Protée dans Chocolat) et la terre finit par être perdue, arrachée à ces allégories de la Mère Patrie, expression qui fonctionne ici véritablement en tant qu'oxymore, absurdité, chimère au sens mythologique du terme associant les atours de la Mère avec les prérogatives du Père. Il est ainsi particulièrement intéressant de remarquer que très tôt dans l'histoire du cinéma, l'image du territoire exotique a été liée à celle d'un règne féminin. Or si cette répartition sexuée des rôles a pu correspondre initialement à une intention de viriliser la Métropole dans sa « conquête », la représentation de la colonie comme espace dominé par la femme est devenue, dans l'ère post-coloniale, la manifestation d'un défaut dans l'implantation française, d'une défaillance ne pouvant mener qu'à une inévitable décolonisation.
 Dans les films post-coloniaux français, la femme n'est pas autochtone, elle le devient, et ce faisant elle sape les velléités impérialistes de la France, elle aliène l'Empire. Le matriarcat colonial devient ainsi l'indice de la perte, de la perdition, de la décadence.



    Le programme intégral du séminaire est disponible ici.